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Fernand Weber
Je me reconnais homme de contrastes, volontaire, sensible, amoureux de la vie et ouvert à autrui, doté d’un sens aigu de la justice, à l’origine de mes engagements professionnels et politiques d’avant-garde, de mes nombreuses activités associatives. Issu d’une famille ouvrière pauvre, intègre, mais engoncée dans des pratiques religieuses rigides, résignée et fermée à la culture, je me suis vu, seul et solitaire, dans l’obligation de me fixer les premiers jalons d’un parcours incertain, en rupture avec mon milieu familial.
Né en 1930, la double reconversion en quatre ans du français à l’allemand et son inverse, m’avait lourdement handicapé.
Mon enfance fut triste, vouée au labeur, due de surcroît aux restrictions de tous ordres alourdie de souvenirs de la défaite, de l’occupation, des bombardements, des combats de la libération.
Je dois à ces événements l’éveil précoce de ma conscience au malheur et à la pitié, une maturation psychologique, d’officier de réserve, de Conseiller Général et de père de famille.
Je suis redevable à mon épouse Avril, Londonienne qui m’avait ouvert au cours d’un demi-siècle de vie commune et heureuse, le monde anglo-saxon, de m’avoir incité sur son lit d’agonisante (cancer généralisé) d’entamer une activité d’écriture. De là sont nés “Le fils ingrat” (2006), “Les beaux jours d’Avril” (2008), tous deux publiés aux Éditions de la Nuée-Bleue à Strasbourg.
Contact :
48 Rue Joseph Depierre 68700 CERNAY
Tél. : 03 89 75 54 04
Courriel : fernandweber68@orange.fr
Le fils ingrat
Il aurait du aller à l’usine comme son père, mais il fit des études ; sa mère le poussa à entrer au Grand Séminaire, mais il s’en échappa et rompit avec son milieu. Héros de ce passionnant récit autobiographique, le Petit Joseph, né dans une famille modeste de l’Alsace des années 1930-1940, a tôt choisi la liberté, sa propre liberté, celle que l’on entrevoit dans ses rêves et que l’on conquiert à force de travail acharné. Dans la petite cité ouvrière au cœur de la campagne alsacienne près de Sélestat, l’argent manquait cruellement, le chômage rôdait – et la guerre fit irruption, brisant nombre de destins. Après la lourde fatalité sociale pesant sur le fils d’ouvrier pauvre, la tragique violence de l’annexion et de l’embrigadement nazi fit prendre conscience au jeune Alsacien de la nécessité d’investir toute son énergie dans les études et dans un cheminement personnel. Mais ce choix dut se faire contre ses proches, notamment sa mère, éprise de docilité sociale et de stricte morale chrétienne : « Fils ingrat, tu seras le premier clou de mon cercueil ! », lui lança-t-elle un jour, désespérée.
Sur fond de bouleversement du monde ouvrier et paysan alsacien traditionnel, Fernand Weber nous livre un récit émouvant et plein d’humour, débordant d’espoir dans les forces de la vie et de la jeunesse. Il brosse le portrait sincère et savoureux d’une famille ordinaire et retrace avec un remarquable sens du détail le parcours, les doutes et les espoirs d’un jeune Alsacien épris de liberté – qui deviendra, après la guerre, un personnage public aussi engagé qu’attachant.
Éditions de la Nuée Bleue
Les beaux jours d’Avril
C’est l’histoire, belle et ordinaire, d’un grand amour. Une étudiante au pair anglaise, Avril, rencontre en France, après la guerre, un futur enseignant alsacien, Fernand. C’est le coup de foudre. Surmontant les difficultés du quotidien et de la grande histoire – le fiancé est appelé de longs mois en Algérie -, mais aussi la froideur méfiante de leurs familles, ils se marient sans un sou et s’installent à Cernay, petite cité industrielle près de Mulhouse. Avril, l’élégante Londonienne à la mémoire marquée par les terribles bombardements de la ville où elle a grandi, s’investit avec courage, grâce et liberté en Alsace, sa région d’adoption, au caractère aussi affirmé que le sien. Enseignante moderne, engagée avec enthousiasme dans la vie associative et politique, elle devient une figure locale appréciée. Passeuse de culture et de joie de vivre dans l’Alsace des années 1960 à 2000, son parcours attachant nous renvoie des images peu connues de la région qu’elle a tant aimée. Cette vie de générosité et d’amour est assombrie par la progression d’une terrible maladie qui vient peu à peu à bout de cette femme rayonnante.
Une leçon de vie, de bonheur et de courage, contée avec émotion et humour par celui qui fut son mari pendant près de cinquante ans.
Christiane Meiss
Christiane Meiss est née à Strasbourg. Titulaire de nombreux prix littéraires, elle puise ses thèmes favoris dans la nature. Elle est membre de l‘Académie des Sciences, Arts et Lettres d‘Alsace et Présidente de la Société des Écrivains d‘Alsace, Lorraine et du Territoire de Belfort.
48 rue Joseph Depierre 68700 CERNAY
Courriel : christiane.meiss@orange.fr
Sève Ardente
L’ouvrage que Christiane Meiss dédie à son mari, ancien garde forestier, fils et petit-fils de garde forestier, se veut un hommage à une famille représentative de l’évolution d’une profession à travers les événements ayant marqué l’histoire de l’Alsace entre 1858 et 1953. Si le métier aujourd’hui est en pleine restructuration, il n’en demeure pas moins le maillon d’une chaîne de spécialistes chargés de la gestion et de la sauvegarde de la forêt. L’auteur a redonné vie à ces bastions érigés à l’écart des villages où le sens de l’hospitalité correspondait à leur raison d’être. Et même si une administration très hiérarchisée en régissait le fonctionnement, au sein de cette micro société s’épanouissaient les valeurs vraies de l’existence, sous le couvert des arbres desquels il y a tout à apprendre et auxquels il y a tout à donner. Seules les guerres bouleversèrent les structures et éprouvèrent la famille. Il y eut des pleurs au cœur de la forêt vosgienne. Des destins s’y tissèrent, d’autres s’y dérobèrent. Les souvenirs s’y ancrèrent. Mais à chaque printemps, fleurissent des sourires nouveaux.
Prix : 17€ - 192 pages - 19/26 cm - couv souple - ISBN 10 : 2-915146-12-8 - ISBN 13 : 978-2-915146-12-7
Réminiscences
Une plume discrète, sensible, nostalgique et… moderne. Souvenirs et pensées de l’instant laissent jaillir des intensités qui étonnent et subjuguent. Aux carrefours de tous les possibles, l’humanisme s’inscrit en permanence, puisque l’aveu éclate en filigrane et va à l’encontre de l’exclusion et du racisme.
Nouvelles, contes et récits sont véhiculés par un imaginaire fécond offrant à la réalité du présent toute sa consistance.
Étrange feuilleton où résonnent les voix de l’amour et de la réconciliation.