{"id":23505,"date":"2024-02-04T10:58:22","date_gmt":"2024-02-04T08:58:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/?p=23505"},"modified":"2024-02-19T17:19:21","modified_gmt":"2024-02-19T15:19:21","slug":"olchitzky-gaillet-lydia-bio-bibliographie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/olchitzky-gaillet-lydia\/olchitzky-gaillet-lydia-bio-bibliographie\/","title":{"rendered":"OLCHITZKY-GAILLET Lydia, bio-bibliographie"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Olchitzky-Gaillet-Lydia.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-23506\" src=\"https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Olchitzky-Gaillet-Lydia.jpg\" alt=\"\" width=\"425\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Olchitzky-Gaillet-Lydia.jpg 425w, https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Olchitzky-Gaillet-Lydia-300x277.jpg 300w, https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Olchitzky-Gaillet-Lydia-400x370.jpg 400w, https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Olchitzky-Gaillet-Lydia-150x139.jpg 150w, https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Olchitzky-Gaillet-Lydia-100x92.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 425px) 100vw, 425px\" \/><\/a>Lydia Olchitzky-Gaillet est n\u00e9e \u00e0 Paris dans le quartier du Marais rue Barbette. Elle r\u00e9side dans le Lot o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e \u00e0 la protection juridique des majeurs, charg\u00e9e de pr\u00e9server les droits des personnes vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>Membre d&rsquo;Amnesty International, Lydia Olchitzky-Gaillet intervient particuli\u00e8rement pendant la semaine du 25 novembre contre les violences faites aux femmes, \u00e0 la demande des enseignants du milieu scolaire ou dans d&rsquo;autres institutions (m\u00e9diath\u00e8ques, mairie de Cahors). Elle est responsable de l\u2019\u00e9ducation aux droits humains pour le groupe de Cahors et relais femme pour le d\u00e9partement du Lot. A ce titre elle anime des d\u00e9bats et conf\u00e9rences pour soutenir films et documentaires et a r\u00e9alis\u00e9 des expositions sur les violences faites aux femmes qui accompagnent ses interventions. Elle est aussi membre d&rsquo;un lieu de vie qui accueille des mineurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lydia Olchitzky-Gaillet est l\u2019autrice de quatre livres<br \/>\npubli\u00e9s chez l\u2019Harmattan\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Un r\u00e9cit historique\u00a0<\/strong>:<br \/>\nSpoliation et Enfants cach\u00e9s,<br \/>\nLe destin d\u2019un r\u00e9sistant.<br \/>\nColl. \u00ab\u00a0Historique\u00a0\u00bb 2010<\/li>\n<li><strong>Une trilogie de trois romans<\/strong>\u00a0intitul\u00e9e\u00a0:<br \/>\nLE CLUB DES ABANDONNEES\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>En sursis, Coll. \u00ab Rue des Ecoles, s\u00e9rie Litt\u00e9rature \u00bb, 2017<\/li>\n<li>Remise de peines, Coll. \u00ab Ecritures \u00bb, 2021<\/li>\n<li>Sans appel. Une famille juive emport\u00e9e dans la tourmente europ\u00e9enne du XXe si\u00e8cle, Coll. \u00ab Graveurs de M\u00e9moire \u00bb, 2023<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><strong>Un r\u00e9cit historique\u00a0<\/strong>:<\/h3>\n<p>Spoliation et enfants cach\u00e9s<br \/>\nLe destin d\u2019un r\u00e9sistant<\/p>\n<p>C\u2019est une histoire familiale qui commence le jour de la \u00ab rafle du Vel&rsquo; d&rsquo;Hiv\u2019 \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 travers ce r\u00e9cit, Lydia Olchitzky-Gaillet est all\u00e9e \u00e0 la rencontre de son p\u00e8re. En 1943, celui-ci sauve la vie de ses cousines Paulette, 11 ans (comme le h\u00e9ros du film \u00ab La Rafle\u00bb de Roselyne Bosch) et Simone 9 ans. Il les sort du camp de Douadic, juste avant leur transfert programm\u00e9 pour Auschwitz.<br \/>\nPour les prot\u00e9ger, il les confie \u00e0 la directrice d&rsquo;un orphelinat pr\u00e8s de Grenoble. Elles seront des \u00abenfants cach\u00e9es \u00bb. Les demoiselles Chaneix retrouveront \u00e0 la fin de la guerre leur v\u00e9ritable identit\u00e9 puis leur m\u00e8re ainsi que leur foyer parisien un an plus tard.<br \/>\nAvant cet \u00e9pisode, Leibka, le grand-p\u00e8re paternel de Lydia, tente de sauver sa vie mais il est arr\u00eat\u00e9 avant de monter dans le train qui doit l&#8217;emmener en zone libre. Zizi, le p\u00e8re de Lydia, veut le faire \u00e9vader mais Leibka s&rsquo;y oppose. Celui-ci sera assassin\u00e9 \u00e0 Auschwitz, comme le p\u00e8re des s\u0153urs Chaneix pris dans la rafle du \u00abbillet vert \u00bb. Zizi reste le h\u00e9ros de la famille, mais a culpabilis\u00e9 toute sa vie de n&rsquo;avoir pas pu sauver Leibka. Il ne s&rsquo;en est jamais remis.<\/p>\n<p>EXTRAIT<br \/>\n<em>\u00ab\u00a0On nous chargea comme des b\u00eates pour l\u2019abattoir. Serr\u00e9s, encastr\u00e9s les uns dans les autres, nous \u00e9tions pr\u00e8s de deux cents personnes entass\u00e9es dans deux ou trois camions. Les v\u00e9hicules d\u00e9marr\u00e8rent et apr\u00e8s avoir roul\u00e9 un certain temps on nous ordonna de descendre. On marchait dans la nuit au milieu des arbres \u00e0 la queue leu-leu. On nous conseilla de ne pas faire de bruit. \u00ab\u00a0Chut\u00a0! Doucement, doucement\u2026, r\u00e9p\u00e9taient nos accompagnateurs. On marchait, on avan\u00e7ait \u00e0 travers bois, on n\u2019y voyait rien. A un moment on nous dit\u00a0: \u2018\u2018Vous \u00eates en zone libre. Donnez l\u2019argent\u00a0!\u2019\u2019 Ma m\u00e8re s\u2019ex\u00e9cuta. Nous avancions sur la route vers ce que nous croyions \u00eatre un village. Vu l\u2019heure tardive l\u2019absence de lumi\u00e8re \u00e9tait normale. Enfin en zone libre, nous \u00e9tions saines et sauves, contentes d\u2019avoir \u00e9chapp\u00e9 aux occupants. Mais cent m\u00e8tres plus loin, derri\u00e8re un tournant, des gendarmes nous attendaient. Ils \u00e9taient devant nous, ils barraient le passage. Ils nous demand\u00e8rent nos papiers. Ceux qui \u00e9taient fran\u00e7ais pouvaient partir. Les autres, comme ma m\u00e8re \u00e9taient emmen\u00e9s du c\u00f4t\u00e9 de Chabanais, en r\u00e9sidence surveill\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><strong>Une trilogie de trois romans<\/strong>\u00a0intitul\u00e9e\u00a0:<br \/>\nLE CLUB DES ABANDONNEES\u00a0:<\/h3>\n<h4>En sursis<\/h4>\n<p>C\u2019est un roman sur l\u2019amiti\u00e9 de deux femmes. Il se passe \u00e0 Cahors.<br \/>\nPlusieurs lectures\u00a0:<br \/>\n* le quotidien d\u2019une mandataire judiciaire<br \/>\n* les violences conjugales<br \/>\n* les violences institutionnelles<br \/>\n* les cons\u00e9quences dramatiques d\u2019un secret de famille.<\/p>\n<p>EXTRAIT<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Cher docteur,<\/em><br \/>\n<em>Je viens d\u2019apprendre par l\u2019interm\u00e9diaire de mon cabinet d\u2019associ\u00e9s que vous avez accept\u00e9 de vous occuper du cas de madame Marie Meier\u2026 [Il y a]urgence car la sant\u00e9 de madame Meier est dans un \u00e9tat critique et sa situation vient de prendre un tour tr\u00e8s alarmant pour elle comme pour son entourage familial.<\/em><br \/>\n<em>\u00c0 ce jour, je suis la seule d\u00e9tentrice de certaines informations capitales que Marie ignore. Je vous transmets ces documents que je viens de d\u00e9couvrir. Ils sont si importants que je ne me sens pas le droit de les divulguer. Et quand bien m\u00eame, je serais totalement impuissante \u00e0 en contr\u00f4ler les effets. Je m\u2019en remets donc \u00e0 vous, seul juge en la mati\u00e8re. \u00c0 vous de lui d\u00e9voiler la v\u00e9rit\u00e9 si vous pensez que cela est n\u00e9cessaire et b\u00e9n\u00e9fique\u2026\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nPerla Katz<\/p>\n<h4>Remises de peines<\/h4>\n<p>Edit\u00e9 en 2021 ce roman est l\u2019histoire d\u2019une jeune fille qui a tout pour r\u00e9ussir. Elle est belle, intelligente et suscite l\u2019int\u00e9r\u00eat des gens qui veulent son bien. Mais elle cumule les d\u00e9boires parce qu\u2019elle croit que la mode lui fera rencontrer l\u2019amour de son p\u00e8re et l\u2019acceptation de ses camarades. Elle ne voit pas la richesse qui est en elle et la main tendue des gens biens qui veulent l\u2019aider \u00e0 grandir.<br \/>\nPlusieurs lectures\u00a0:<br \/>\n* la d\u00e9pendance d\u2019une jeune fille \u00e0 l\u2019argent et aux habits de marque qui ne compenseront pas son manque d\u2019affection.<br \/>\n* les contingences qui compromettent les efforts d\u2019une jeune fille qui r\u00eave d\u2019int\u00e9gration.<\/p>\n<p>EXTRAIT<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0A quelques jours des vacances de No\u00ebl, au fond de la cour, Teddy s\u2019approcha de Clara avec une badine \u00e0 la main en criant \u00ab\u00a0d\u00e9p\u00eache-toi ! Vite ! Vite ! Plus vite ! \u00bb Sa cravache, fouettant l\u2019air et le sol, fr\u00f4lait Clara. Tel un dompteur il criait \u00ab\u00a0Saute\u00a0! Saute\u00a0!\u00a0\u00bb La badine montait toujours plus haut. D\u2019autres gar\u00e7ons s\u2019avanc\u00e8rent, l\u2019air mena\u00e7ant, munis eux aussi de b\u00e2tons. Les filles regardaient en riant. Au d\u00e9but Clara riait aussi tellement elle les trouvait stupides. On aurait dit des chefs d\u2019orchestre qui ne connaissaient rien \u00e0 la musique. Les baguettes se rapprochaient, sifflaient \u00e0 ses oreilles, faisant voler ses boucles noires. Cela devenait de plus en plus dangereux. Un peu comme un avertissement qui voulait dire \u00ab c\u2019est un avant go\u00fbt de ce qui t\u2019attend \u00e0 la sortie. \u00bb Clara \u00e9tait seule face \u00e0 la m\u00e9chancet\u00e9. A l\u2019\u00e9cart, un \u00e9l\u00e8ve regardait la sc\u00e8ne sans oser s\u2019interposer. On \u00e9tait bient\u00f4t en hiver et Clara \u00e9tait prot\u00e9g\u00e9e par son manteau mais des marques rouges, comme descendues de sa robe, apparurent sur ses jambes. Alice, pr\u00e9venue par d\u2019autres \u00e9l\u00e8ves arriva en criant\u00a0: \u00ab \u00c7a suffit ! Bande de tar\u00e9s ! \u00bb Elle entra\u00eena Clara dans les toilettes. Elles \u00e9taient toutes les deux en pleurs.<\/em><br \/>\n<em>Clara voulait savoir pourquoi Teddy pensait qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas normale. Qu\u2019est-ce qui n\u2019allait pas chez elle ? Pourquoi s\u2019en prenait-il \u00e0 elle plus qu\u2019\u00e0 une autre\u00a0? Quand elle lui posait la question il r\u00e9pondait : \u00ab Je ne sais pas. C\u2019est juste parce que tu as l\u2019air d\u2019une conne avec ta robe rouge, tes tics et ta perruque de poup\u00e9e Barbie. \u00bb Clara ne comprenait pas pourquoi il parlait de tics, et encore moins, de perruque.<\/em><br \/>\n<em>A la sortie, Jean David, l\u2019\u00e9l\u00e8ve qui n\u2019avait pas particip\u00e9 au simulacre de lynchage, attendait Clara. Il voulait la consoler. Il savait ce qu\u2019elle ressentait car il \u00e9tait pass\u00e9 par l\u00e0. Au coll\u00e8ge il avait \u00e9t\u00e9 la cible de pareilles brimades. Plut\u00f4t ch\u00e9tif, il ne payait pas de mine surtout \u00e0 cause de son importante myopie l\u2019obligeant \u00e0 porter de grosses lunettes aux verres en cul-de-bouteille. Les \u00e9l\u00e8ves l\u2019appelaient \u00ab\u00a0le crapaud\u00a0\u00bb. En dehors de ces mauvais moments qu\u2019il endurait, Jean n\u2019int\u00e9ressait personne. Depuis qu\u2019il \u00e9tait entr\u00e9 au lyc\u00e9e, il passait totalement inaper\u00e7u malgr\u00e9 son physique disgracieux qu\u2019il ne savait comment dissimuler. Clara n\u2019avait donc rien \u00e0 craindre de ce gar\u00e7on inoffensif et bienveillant. Compar\u00e9 aux ridicules petits chefaillons de sa classe, Jean \u00e9tait rassurant et elle appr\u00e9ciait les conseils qu\u2019il lui prodiguait d\u2019une voix douce.<\/em><br \/>\n<em>\u2014 Qu\u2019est-ce qui cloche chez moi\u00a0? lui avait demand\u00e9 Clara.<\/em><br \/>\n<em>\u2014 Ta robe rouge. Remplace-l\u00e0 par un jean 501\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<h4>Sans appel, Une famille juive emport\u00e9e dans la tourmente europ\u00e9enne du XXe si\u00e8cle ?<a href=\"https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Sans-appel.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-23605\" src=\"https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Sans-appel.jpg\" alt=\"\" width=\"283\" height=\"461\" srcset=\"https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Sans-appel.jpg 283w, https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Sans-appel-184x300.jpg 184w, https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Sans-appel-150x244.jpg 150w, https:\/\/www.o-p-i.fr\/7alire\/wp-content\/uploads\/Sans-appel-100x163.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 283px) 100vw, 283px\" \/><\/a><\/h4>\n<p>C&rsquo;est une chronique familiale romanc\u00e9e qui est racont\u00e9e par Clara, la petite fille. Elle d\u00e9crit la vie des Meier en Pologne, leur installation \u00e0 Paris, les pers\u00e9cutions dont ils furent victimes de la part des nazis et de leurs complices fran\u00e7ais et l&rsquo;engagement dans la r\u00e9sistance en Haute-Provence de Clara. Ce journal se termine par la terrible d\u00e9cision de son p\u00e8re, qui la chasse sans appel lorsqu\u2019il apprend sa grossesse. Les malheurs de Marie, la fille de Paula, furent racont\u00e9s par Perla Katz, sa curatrice, dans un r\u00e9cit intitul\u00e9 En sursis et les \u00e9preuves v\u00e9cues par Clara, la fille de Marie, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites dans Remise de peines. Paula, Marie, Clara forment ainsi \u00ab le club des abandonn\u00e9es \u00bb, comme les avait surnomm\u00e9es Paula.<\/p>\n<p>EXTRAIT<\/p>\n<p><em>\u00ab Quand il (mon p\u00e8re) m\u2019a mise \u00e0 la porte je me suis assise sur le trottoir pour pleurer. J\u2019\u00e9tais d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e\u2026 Je me suis conduite comme une idiote en ne demandant pas \u00e0 \u00eatre r\u00e9int\u00e9gr\u00e9e dans mon poste d\u2019institutrice mais ma radiation avait repr\u00e9sent\u00e9 un tel s\u00e9isme dans ma vie que j\u2019ai eu peur de revivre cette \u00e9preuve, apr\u00e8s tout ce que j\u2019avais endur\u00e9, en entamant des d\u00e9marches aupr\u00e8s du minist\u00e8re. J\u2019ai eu doublement tort. Je renon\u00e7ais d\u2019une part \u00e0 un salaire convenable alors que j\u2019\u00e9tais tr\u00e8s mal pay\u00e9e \u00e0 l\u2019atelier de poup\u00e9es mais surtout je donnais raison \u00e0 posteriori aux antis\u00e9mites qui avaient commis une grande injustice \u00e0 mon \u00e9gard. Toujours est-il que je me suis beaucoup endett\u00e9e aupr\u00e8s de l\u2019une des nourrices. Les religieuses m\u2019ont alors propos\u00e9 de r\u00e9gler cette dette \u00e0 condition de signer un acte d\u2019abandon. Elles se chargeraient de faire adopter l\u2019enfant. Elles insinu\u00e8rent qu\u2019en cas de non-paiement de ma dette je risquais d\u2019aller en prison et d\u2019\u00eatre s\u00e9par\u00e9e de ma fille. Alors que je les soup\u00e7onnais d\u2019avoir d\u00e9j\u00e0 fait baptiser mes enfants \u00e0 mon insu j\u2019ai accept\u00e9 ce march\u00e9 sordide. J\u2019\u00e9tais aux abois. Tu vois, je ne vaux pas mieux que mon p\u00e8re. J\u2019ai abandonn\u00e9 mon fils \u00e2g\u00e9 de huit mois. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\">Lydia Olchitzky-Gaillet est n\u00e9e \u00e0 Paris dans le quartier du Marais rue Barbette. 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