L’épilobe à grandes fleurs, flamme des zones humides.

Fleur mauve de l’été, l’épilobe hirsute (Epilobium hirsutum) éclaire fossés et berges de ses grappes délicates. Ses pétales échancrés lui donnent une allure singulière et sa tige hérissée de poils lui a valu son nom. Vivace vigoureuse, elle forme des colonies denses dont les graines soyeuses s’élancent au gré du vent.

Elle prospère dans les sols humides, des marais aux rives des rivières, des peupleraies aux clairières d’altitude. Sa présence révèle la richesse des zones marécageuses et l’équilibre fragile des sous-bois.

Elle n’a guère marqué nos tables et les tentatives d’utiliser ses fibres comme substitut du coton sont restées vaines. C’est en herboristerie qu’elle a trouvé sa véritable place.

Infusée, elle soulage les troubles de la prostate, apaise les inflammations intestinales et favorise le confort urinaire. Compagne discrète, elle appartient à la longue mémoire des plantes alliées de la santé.

Dans la lumière des fossés, l’épilobe à grandes fleurs incarne la fragilité précieuse des zones humides. Ces milieux que l’on croit secondaires sont en réalité des sanctuaires où l’eau, la terre et l’air s’unissent pour abriter une infinité de vies. Les préserver, c’est protéger bien plus qu’une fleur: c’est maintenir vivante la respiration secrète de la biodiversité, essentielle à notre avenir commun.

Fiche Auteur

Nicolas Duivon

Nicolas Duivon

Auteur Nicolas Duivon

11 vues

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*



Champ anti robots

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.