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« Laurette 1942 » … à Gaillac (81)

Imagin’Cinemas & Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées des Camps de Brens et de Rieucros vous proposent Avant-première du film « Laurette 1942 » en présence de son réalisateur Francis Fourcou le Jeudi 1er Octobre 2015  à l’Imagin’Cinéma.

« Eté 1942, Laurette Monet 19 ans, étudiante en théologie protestante, s’engage dans la CIMADE et découvre la réalité des camps d’internement français de la zone Sud, au moment des grandes rafles et déportations organisées par Vichy. Face à l’horreur de ces antichambres de la « solution finale » la conscience de cette femme humaniste bascule dans la résistance. »

Laurette 1942

Laurette 1942

Un film sur un cœur qui bat, celui d’une femme, Laurette Alexis-Monet, volontaire de la CIMADE dans ces camps en 1942. C’est l’été 42, la Zone Sud est alors appelée Zone Libre… Ironie… Depuis la fin de la guerre civile espagnole en février 1939, autour des grandes villes, près des frontières avec l’Espagne, les camps d’internement, alors appelés camps de concentration se sont multipliés. Les noms de Rivesaltes, de Gurs, de Drancy, les Milles sont dans nos têtes. Mais les autres ? Récébédou, Noé, Le Vernet, Brens, tous ces lieux pourtant à nos portes…
Dès 1938 puis au début de la guerre en 39, les lois sur les indésirables rompent le pacte Républicain et permettent d’enfermer Républicains espagnols, juifs chassés d’Allemagne, de Hongrie, ou d’Autriche et, fin 1939, les indésirables français, Au Récébédou, près de Toulouse, à Brens, près de Gaillac, à Noé, plus au sud de l’agglomération toulousaine, ici comme ailleurs les rafles se sont multipliées au moment où débute cette terrible année 1942, l’année de Wannsee, du Service du Travail Obligatoire, des rafles de l’été, du Vel d’Hiv, du début de la bataille de Stalingrad… et tant, et tant de barbaries, comme les exterminations de Sobibór.
Août 1942, Laurette et ses équipières vivent cette nuit de rafle et d’épouvante où, cheminant côte à côte elles ont accompagné les internés encadrés par les gardes mobiles vers la gare toute proche : ce seront trois convois à destination d’Auschwitz. Des scènes d’épouvante, avait dit le Cardinal Saliège dans son homélie lue dans toutes les paroisses.
Laurette n’est plus là. Je l’ai cherchée, ma lettre est arrivée trop tard. Reste son témoignage écrit, Les Miradors de Vichy [Éditions de Paris, 2001]. Ce film porte une parole rare : celle d’une femme, celle d’une protestante. Le peuple protestant eut lui aussi ses persécutions, son Désert, les Dragonnades, les conversions forcées, les exécutions sommaires. En ce sens, le témoignage de Laurette est exceptionnel, femme et protestante, elle puisa dans ses écrits de l’époque et dans les lettres de Blanche de Montmollin [Déléguée de la Croix-Rouge suisse à Toulouse] la matière de ce récit terrible d’une jeune fille face à l’horreur et l’inhumain.
Des scènes de fiction feront revivre la figure de Laurette, des scènes documentaires nous permettront d’écouter deux femmes, deux témoins uniques qui diront ce qu’elles vécurent au Récébédou ou à Noé, à Brens ou Gurs : Edith, 84 ans, jeune juive de Hongrie, enfant cachée, Angèle, 92 ans résistante de la première heure? Et aussi d’autres femmes, Florence Malraux (oui, la fille d’André Malraux), petite fille visitant son oncle juif Badois, Thérèse, Tzigane raflée, Marion Wiesel, aujourd’hui épouse d’Elie Wiesel, jeune juive transférée de Gurs au Récébédou, Maria, fille d’un Républicain espagnol exilé.
Enfin, inédites, retrouvées après une longue recherche aux USA, des images d’archives éloquentes tournées dans ces camps en 1941 par des opérateurs d’actualité américains, et découvertes à ma demande depuis peu en Californie dans les archives de UCLA.
Le film suivra l’engagement de ces femmes restées à l’ombre de l’histoire car si la question de l’action se posa à tous en 1942, ces femmes combattantes oubliées, ces humanitaires qui sauvèrent de nombreuses vies basculèrent souvent dans la Résistance civile et militaire.

Trois ans de recherche, écriture, réécriture, repérages, rencontres, lectures, quête de partenaires financiers, de chaines TV. Des collectivités comme la région Midi-Pyrénées, des chaines locales, TV Sud, Télé Toulouse, des partenaires étrangers comme TV3 la télévision de Catalogne, les cinémas Utopia, des institutions humanitaires comme la CIMADE, la Ligue de l’Enseignement, l’association pour la Mémoire du Récébédou, l’association Pour le Souvenir Rieucros, l’Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées des Camps de Brens et de Rieucros, le Ministère des anciens combattants soutiennent ce projet.
Philippe Caubère, l’inoubliable Molière d’Ariane Mnouchkine, le Pagnol de la Gloire de mon père et du Château de ma Mère sera le narrateur, Danièle Catala sera Laurette Monet âgée et Diane Launay, Laurette à 19 ans. Maurice Sarrazin, le Cardinal Saliège. Le rôle de Blanche de Montmollin sera tenu par la comédienne suisse, Barbara Tobola. » Francis Fourcou.

Vous trouvez davantage de précisions sur le site dédié au film : http://www.laurette1942-lefilm.fr/index.php/projet.

Cette avant-première se fera en présence du réalisateur, d’Angelita Bettini del Rio, ancienne internée du camp du Récébédou et, nous l’espérons, de Sylva Frey qui témoigne dans le film sur son père qui a été raflé dans le Tarn, à Saint Juéry. Angelita a été internée au Récébédou avant de l’être à Rieucros puis à Brens et enfin à Gurs, sur une durée totale de presque quatre années pour avoir participé au premier acte de résistance à Toulouse, le 5 novembre 1940 – c’est-à-dire bien avant la constitution des mouvements de Résistance – en projetant avec ses camarades des tracts sur le cortège du maréchal Pétain.
L’affiche du film a été dessinée par Ernest Pignon-Ernest.

Pour y aller …
Imagin’Cinemas,
3 Place Rives Thomas
81600 GAILLAC

Tarif  :
Unique : 5 €

Contact : Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées des Camps de Brens et de Rieucros

Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées des Camps de Brens et de Rieucros
Communiqué de Rémi Demonsant
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