Méthane, de l’idée au projet…

Comme beaucoup des « gens d’ici », nous avons entendu parler pour la première fois du « méthane chez nous » par les pancartes apparues le long de la D999 entre BEAUVAIS sur Tescou et Saint NAUPHARY.  L’article « La D999 nous parle !!! » a été pour « PARLONS-EN » la première occasion d’aborder le sujet. Par la suite, le thème a été repris le 1 octobre 2009 dans « Une unité de méthanisation dans la vallée du Tescou »et le 27 du même mois dans « Méthane…où en est-on? ».

Biogasyl, vue d'ensemble de l'installation
Biogasyl, vue d'ensemble de l'installation

Cet article aurait pu reprendre ce dernier titre, car notre propos est de faire le point sur ce qui, hier une idée, est aujourd’hui l’objet d’une étude qui doit permettre de savoir s’il y a un intérêt à la concrétiser et, si oui,  de quelle manière. Que s’est-il passé depuis octobre 2009 ?

Avant d’aller plus avant, il a semblé nécessaire d’en savoir plus; c’est pourquoi un groupe d’agriculteurs et de représentants de la Communauté de Communes s’est rendu en Vendée pour visiter deux installations : celle du « Gaec du bois joly » de monsieur Brosset et BIOGASYL,  de Monsieur Bonnin. La première est une petite installation individuelle sur un élévage de 50 vaches laitières et 200 lapins, la seconde traite une quantité de matière équivalente à celle recensée localement mais de nature sensiblement différente. Ceux qui s’intéressent à la question peuvent télécharger le compte rendu de cette visite. Dans les grandes lignes, l’équipe visitante a relevé les avantages, tant au niveau de l’environnement que de l’économie locale; son attention a été attirée également sur la vigilance du coté des nuisances qui, sans être excessives, nécessitent un traitements adapté.

Après cette visite, et pour aller plus avant dans le recueil de données qui doivent permettre de prendre une « bonne décision », l’étude de faisabilité a été confiée à METHANEVA.

Les représentants de ce bureau d’étude spécialisé, Patrice Renard et Laurent Larpin, sont venu présenter au « Comité de Pilotage » le plan de travail et le détail de la démarche le 21 janvier à la mairie de Monclar. METHANEVA s’est adjoint les services de RECIVAL Sud en la personne de Monsieur Florient Bonifassy, spécialiste de la valorisation des produits résultants de la méthanisation. Il ressort de la présentation que les points à aborder pour vérifier la faisabilité de ce projet concernent: La validation du gisement : quantité, caractéristiques, localisation des fumiers à traiter ; le dimensionnement de l’unité, qui dépend bien évidemment de cette quantité ; les besoins énergétiques locaux permettant une valorisation sur place ; les sites potentiels d’implantation de l’unité ; le traitement et retour du digestat à la terre ; la rentabilité économique ; le bilan environnemental ; la règlementation.
L’étude, qui devrait durer environ quatre mois, est découpée en phases afin de traiter successivement les priorités et de se donner des jalons
– Phase 1 : Études préalables
– Phase 2 : Analyse technique
– Phase 3 : Analyse économique
– Phase 4 : Synthèse et bilans
Chaque phase sera clôturée par une réunion ou seront validés les choix et préparé le travail de la phase suivante.

Une des dernières questions que posait l’association de la vallée du Tescou et des coteaux, à la fin de son assemblée générale du 29 septembre 2009, concernait la réponse à donner à l’invitation de participer au Comité de Pilotage, invitation faite par la Communauté de Communes du Quercy Vert. Aujourd’hui, cette association est représentée au sein du comité de pilotage à coté d’autres associations :  « France Nature Environnement », Union Fédérale des Consommateurs et O.P.I. des Tescou’s. Ce Comité comporte une dizaine d’agriculteurs, à l’initiative du projet, qui tiennent à ce qu’il reste orienté pour un traitement des fumiers et résidus agricoles et à en contrôler la gestion tant sur le plan agronomique qu’économique. Sont également présents les membres de la commission économique de la Communauté de Communes du Quercy vert, un représentant de la Chambre d’Agriculture, Madame Fatiha Bouanani en charge des problèmes « environnement », Monsieur Julien Birlinger représentant du Pays Midi Quercy, Monsieur Costes pour le département du Tarn et Garonne. C’est donc un comité de pilotage ouvert, en mesure de vérifier que l’ensemble des préoccupations de la population sont bien prises en compte, qui travaille à passer de l’idée au projet, et peut-être demain à la réalisation d’une installation qui doit être un plus sur le plan de l’environnement et de l’économie locale.

L’association de la Vallée du Tescou et des Coteaux s’est faite le porte parole de l’émoi de certains habitants et a lancé en fin d’année dernière une pétition contre le projet. Pascal Serrier nous indique que la campagne de recueil de signatures continue, quoique ralentie dans l’attente d’une décision sur le site à retenir. Nous n’avons pas pu savoir le nombre de pétitionnaires à ce jour, mais des rencontres sur le terrain montrent que les raisons qui motivent la position « contre » sont très variées, souvent fondées sur des craintes qui, si elles sont prises en compte dans le projet, devraient pouvoir être levées.

Si vous vous intéressez à ce projet, vous pouvez télécharger ces documents (ça peut prendre un peu de temps, soyez patient !):

Compte rendu de la visite en Vendée

Présentation de plan d’étude METHANEVA

Compte rendu de la réunion Comité de Pilotage du 21 janvier 2010

Pour ou contre ce projet ? Exprimez-vous en inscrivant vos arguments ci-dessous dans la zone « commentaires » !

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27 réflexions au sujet de « Méthane, de l’idée au projet… »

  1. bjr,j’habite tout prés de ce projet,et l’orqu’on les différentes nuisances que cela va occasionner pour tout les riverains qui habite autour de la zone de 5kms,en plus la sécurité n’est pas le point fort de ces unité,donc un second AZF on n’en veut pas,si monclar veulent cette « BOMBE »,il n’ont qu’a la monter chez eux mais pas chez nous,notez-bien que je ne suis pas contre le projet,mais contre son implantation,le nord du département est plus dense en terme d’élevage que chez-nous donc qu’ils aillent implanter leurs usine làs-bas.

  2. Cela parait un sujet d’avant garde pour ici mais ce n’est pas nouveau et pensons que les éleveurs bretons et normands vont devoir méthaniser au plus tôt pour résoudre le problème des algues vertes. Alors si l’étude économique le justifie soyons « Verts ».

  3. je ne suis pas contre le projet . je suis explitant avec une 50 ene de tetes .
    le fumier à toujours ete etandu sur l’exploitation en respectant puy et cours d’eau.
    je posede le materiel et j’ai parfois du mal a cocilier necessite d’epandre et imperatif climatiques ; quand sera t il avec le retour de l’usine – une contrainte suplementaire?
    j’essais de m’impregner de se projet bien qu’au tout debut,je retiens le terme : dechet !
    il faudrait dejà savoir se qui est appele dechet (le methane ou le fumier?)
    pour ma part le fumier c’est de l’or auquel je prete une grande attention .
    je souhaite donc garder la gestion de mon or et s’il s’averait necessaire de passer par la methanisation (à cause du METHANE et non du fumier) vu les containtes suplementaire que cela induirai j’attendrai de voir a quelle valeur s’eleve (financierement)l’achat de mon or!

  4. Moi, je ne suis pas une exploitante, ni une experte en gaz de fumier, mais j’ai séjourné près d’une installation de ce type dans l’Aveyron, à Séverac-le-Château, et je n’ai jamais été incommodée par quoi que ce soit, ni par les mouches(pas plus,selon les saisons, que dans n’importe quelle campagne), ni par les odeurs de fumier ou de gaz, inexistantes dans l’environnement proche. Mais je comprends qu’on puisse ne pas avoir envie d’une telle installation dans son paysage. Pourtant l’épuisement inéluctable des ressources fossiles risque bien de nous contraindre à accepter des solutions autrement plus dérangeantes, pour nos chères habitudes, que l’implantation d’une usine de ce type près de chez nous.

  5. Phillipe, je suppose que votre réaction est liée au site envisagé en lien avec la Zone d’Activité projetée sur la commune de Verlhac. L’étude en cours devra montrer si c’est le meilleur site. Il n’est en effet pas au centre de la zone de production de fumier à traiter, mais il faut considérer que ce n’est pas le seul critère de choix. En effet, il faut prendre en compte ce qui entre mais aussi ce qui sort de l’installation : du biométhane, transformé le plus souvent sur place en électricité et en chaleur (un moteur fonctionnant au biométhane, tout comme un moteur de voiture à super ou gas-oil), produit un tiers d’énergie motrice pour deux tiers d’énergie calorique. Pour la première, pas de problème, elle est facilement transformée en électricité que l’on peut injecter dans le réseau électrique existant (depuis pas très longtemps!). Pour la chaleur, elle est plus difficile à transporter et il vaut mieux la mettre en valeur sur place… d’où l’intérêt de la présence d’activités consommatrices de chaleur à proximité de l’unité de production. Avec un tel système, le gaz est utilisé au fur et à mesure de sa production et seul un stockage tampon de faible capacité et à faible pression est nécessaire : pas de comparaison avec AZF !!!

  6. D’accord avec toi JIM, ton fumier c’est de l’or ! Mais as-tu conscience que tous les jours, sur ta fumière, la partie noble, la partie riche fout le camp ! L’azote qui coûte si cher s’évapore. Bon, c’est bien, tu rend à la terre de la matière organique et je suis sur que chez toi il ne manque pas d’humus. Mais après un passage dans un « digesteur » ton fumier serait stabilisé du point de vue de l’azote…et en plus il ne sentirait plus mauvais ! Il parait qu’il est possible que le « digestat » (le fumier qui sort du digesteur) soit séché grâce à la chaleur récupérée : moins d’eau à balader, une économie sur l’épandage. Mais tu as raison, voyons si ça vaut le coup.

  7. OK Jean, tu as raison! le principe n’est pas nouveau puisqu’il est dans la nature. Bon d’accord, il a fallu attendre que monsieur VOLTA le mette en lumière. Une remarque: l’idée est reprise chaque fois qu’il y a crise, par exemple après la dernière guerre ou bien les « chocs pétroliers » des années 1970/1980 ; on a vu fleurir ça et là dans ces circonstances quelques installations (il y en avait une « aux Mercadiers » sur la commune de St Urcisse construite pendant la 2° guerre mondiale). L’apparente abondance du pétrole à coupé court au développement de cette technique, mais nous voici aujourd’hui « au fond des puits » et il faut bien se tourner vers le « solaire », soit en direct avec les capteurs de chaleur ou bien photovoltaïques, soit indirectement avec l’éolien ou le traitement de la biomasse. A coté du feu et de la fermentation alcoolique, la méthanisation doit trouver sa place.

  8. suite au commandaire de genevieve qui resume si bien « voyons si ça vaut le cout » (et sa remuneration) par les economie d’epandage et une stabilisation des azotes .

    je suis prenneur de tout calcul d’economie et remuneration realise par d’autre usine,mais qui revient au fournisseur de fumier , pour tirer tout les vrais avantages en face des contraintes.

    merci a tous

  9. effectivement la décision de l’emplacement de l’unité n’est pas arrétée mais avant la fin de l’ enquete les quantités potentielles de fumier et de lisier permettent la création d’une unité viable
    il est evident que si l’on deplace le projet de 20 km les eleveurs ne sont pas les memes mais ne dites pas sans savoir qu’il n’y a pas d’elevage dans la secteur autour de verlhac
    je pense que l’on peut elargir l’ offre de dechets acceptables en arrivant a recuperer l’herbe de tonte des bords de routes qui pour l’instant en restant sur place favorise la repousse et oblige plus de passages d’epareuse(c’est un exemple, pas besoin d’aller en ville…)
    enfin si l’on arrivait a faire accepter le sechage du fumier en utilisant la chaleur restante cela pourrait simplifier le stockage et l’epandage du digestat

  10. Bonjour,
    La phase 1 de l’étude préalable doit être terminée (fin avril)?
    Pouvez vous nous donner des nouvelles, ou en sommes nous?
    merci

  11. bonjour une chose qui saute au yeux c’est que personne ici ne parle d’environnement ni de sante publique( n’oublions pas que ce type d’installation est classée SEVESO 2 le nom n’a pas été choisi au hasard )si maintenant le projet a été deplace sur monclar il n’en reste pas moins que les rejets toxiques ,qui ne seront pas traités comme il se doit du fait du cout de traitement, seront rejetés par le biais d’une magnifique cheminée de près de 25 metres de haut et alimenteront en air toxique les deux écoles le claé et la future creche mais apparement tout le monde s’en fout et nos élus dans tout cela ne sont ils pas la pour agir dans l’interet de la commune et SURTOUT!! dans celui de ses habitants ce projet ne va t’il pas a l’encontre du tourisme et des labels qui l’accompagne de plus le site retenu me semble exposé a une catastrophe future si la digue se rompait ,ce jour la on dira qu’il n’y avait pas de danger apparent et comme d’habitude le profit sera passé avant
    Pour conclure rendez vous dans 10ou20 ans nous pourrons plus facilement compter les cancers,dérèglements hormonaux et autres malformations foetales et pendant tout ce temps certains continuerons a dormir la conscience tranquille
    a ces biens penseurs je dit bonne nuit!!!!

  12. Les energies revelables sont peut etre interessantes. L’idée est à creuser pour subvenir aux nouveaux besoins et également, remplasser les energies fossiles qui sont en voie de disparition. Qu’en pensez-vous? Peut-être peut on aller sur le solaire ou bien les eloliennes avec le vent d’autan. Dans tous les cas, ce sont vous les jeunes qui devrez décider. Mais il faut le faire rapidement.

  13. Marcel vous me semblez avoir une grand réflexion pour votre environnement, ce que vous dites est interessant mais je ne connais pas assez le sujet pour vous répondre.

  14. bha prendre se cite pour un chat n’est pas la bonne sollution…
    je penses qu’il y a eu des reactions en temps voulu par rapport à a une problematique donne .
    donner son avis apres coup me semble encore opportum.
    mais la flamme qui annimai ces commentaires s’est attenué.

    pour autant pour ma part cette energie sucite de l’interret.
    mais il me manque l’escentiel ;

    les ressources necessaire pour investir
    avec la politique mondial et europeenne de libre echange
    nous ne fessons pas le poids pour ce payer des investissements a tres long retour ….

    et encore en etons si sur d’avoir du retour!

  15. Une des problématiques est que si l’Etat subventionne ces energies, certain orgnisme en profite pour augmenter leurs tarifs.

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