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Biographie du Peintre Lithographe Henri-Patrice Dillon (1850 – 1909). Maryvonne LEPINOY-GUEGAN
25 janvier 2012

Maryvonne Lépinoy-Guégan

Maryvonne Lépinoy-Guégan

Henri-Patrice Dillon est né le 23 novembre 1850 à San Francisco (Californie) où son père, français d’origine irlandaise, était consul.
En 1855, Henri-Patrice revient en France avec sa mère, ses frères et sœurs. Parallèlement à ses études au lycée Louis le Grand, il suit des cours de dessin auprès de Pils dès 1858.
Il travaille comme attaché d’ambassade au consulat de New York de 1870 à 1874 où il découvre les expositions de Carolus-Duran dont il apprécie le jeu de couleurs ; il le retrouvera en France comme professeur ; en effet à son retour, ne ressentant aucune vocation pour les métiers de la diplomatie, il décide de se consacrer à la peinture, et en 1875, s’inscrit à l’Ecole nationale et spéciale des Beaux-Arts où il travaille dans la classe d’Henri Lehmann (élève d’Ingres).
Ses premiers tableaux furent de grandes compositions.
Au Salon de 1882, il présente une peinture, Une séance à l’atelier qui obtient un vif succès grâce son effet de clair-obscur ; la même année, H.-P. Dillon la reproduit en lithographie (mais ne l’exposera qu’en 1890) et va désormais se consacrer à cette technique avec Fantin-Latour.
Il publie en 1892 l’Album des peintres lithographes, avec Léonce Bénédite, conservateur du musée du Luxembourg et Jean Alboize, directeur de l’Artiste, amorçant ainsi la renaissance de la lithographie ;
Installé à Montmartre, il fréquente le club littéraire des Hydropathes, adhère aux Incohérents ; il puise son inspiration dans les milieux artistiques des théâtres, des cirques. C’est d’ailleurs l’album L’année des polichinelles en 1893 qui le rend célèbre. Portraits d’artistes et d’auteurs, affiches et programmes de spectacle, sont autant de façon de plonger dans le milieu des salles parisiennes.
Comme d’autres artistes de son époque et notamment Toulouse-Lautrec, Dillon s’inscrit dans le Japonisme. Le travail de Dillon n’est pas sans rappeler celui de son ami Henri Rivière (1864-1951) : goût pour les effets de clair-obscur très accentués, les jeux d’ombres chinoises sous des ciels de pluie, de brume, travail sur les hachures et sur les jeux de géométrie des parapluies, encadrement japonisant imprimé, obtenu au moyen de plantes (ombelles) disposées sur la pierre en manière de réserve lors de la projection de la pluie d’encre, dite crachis.
Il sera décoré de la Légion d’Honneur grâce à Puvis de Chavannes.

Je vous invite à découvrir le Paris de la Belle époque du Chat-Noir celui des peintres de Montmartre.
Henri-Patrice Dillon décède à Paris le 16 mai 1909.

N° ISBN : 978-2-952 9959-1-7 – EAN : 9782952995917 – Prix : 52 euros


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