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« Dis seulement une parole et je serai guérie ». Elena BRUNEZ . Editions Mélibée
9 Avr 2014

Dis seulement une parole et je serai guérie. Elena BRUNEZ

Dis seulement une parole et je serai guérie. Elena BRUNEZ

Dis seulement une parole et je serai guérie, un premier roman explorant la perversion narcissique

Spécialiste de lettres classiques, Elena Brunez sort son premier roman aux Éditions Mélibée. L’originalité de l’auteure est d’avoir su écrire, à partir d’une problématique psychologique complexe, incarnée par des personnages pris dans l’épaisseur de la vie quotidienne, un roman à part entière, dans une langue à la fois fluide et élaborée.

Luisa, responsable de projets d’urbanisme dans une ville côtière, tombe sous l’emprise d’un chef d’orchestre brillant, Frank, qui peu à peu, dans le huis clos d’une relation amoureuse, va la déposséder d’elle-même. Cette quadragénaire, jusqu’alors indépendante et libre de ses choix, assiste, impuissante, à la destruction de sa personnalité tout en percevant avec lucidité les mécanismes de l’assujettissement dont elle est l’objet.

A travers des situations de la vie de couple, le récit suit le crescendo de la manipulation du conjoint : de la séduction à l’admiration et même à l’idolâtrie, Frank en viendra à la déstructuration de la femme aimée en passant par la jalousie, la suspicion permanente, l’éviction de toute relation dans un enfermement étouffant. L’intrigue se construit avec la minutie de l’araignée qui tisse sa toile dans laquelle Luisa sera prise. La violence qu’exerce Frank est verbale et psychologique : ses mots se sont employés à détruire Luisa, c’est par les mots eux-mêmes dans l’analyse et l’écriture qu’elle pourra fuir, seule, de l’océan vers les terres, du côté de la vie

La voix de l’auteure sait se faire délicate ou violente comme l’océan, de l’Irlande à la France et comme la musique qui rythment les moments du couple, au plus près des sentiments des deux protagonistes en un récit déconstruit, à l’image de la personnalité de Luisa.

A travers elle, le récit fait apparaître le courage des femmes qui trouvent les solutions pour s’extraire des pièges de la perversité narcissique d’un homme.

Éditions Mélibée – ISBN 978-2-36252-379-3 – Prix : 16,50 euros

« L’enfer diabolique ». Laura MOUZAÏA
19 Sep 2013

Laura MOUZAÏA

Laura MOUZAÏA

Loin derrière le crucifix, le bénitier ou l’encens, se trouve un chapelet où s’égrainent tour à tour la lâcheté, le mensonge et la perversité. Ainsi les limites de l’horreur sont constamment repoussées, dévoilant des mises en scène aussi macabres les unes que les autres.

Dans ce labyrinthe d’intrigues, d’odeurs nauséabondes et d’interdits, les sanguinaires œuvrent de manière souterraine afin de ne pas être démasqués. L’auteur pose aussi le problème de la conscience, de la médiocrité, de l’enfermement, du témoignage. C’est aussi une exploration de la déshumanisation de la société, du déséquilibre du rapport de force qu’engendre la violence du pot de terre contre le pot de fer.
C’est aussi le procès du silence, aussi dévastateur que la mort.
Un roman qui interpelle, car chacun d’entre nous en a vécu une scène.

Ed. Edilivre ISBN : 978-2-332-54814-6 – Prix 12,50 Euros

Ouvrage disponible en librairie

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